Un investissement immobilier ne se juge pas au seul prix d'achat. La fiscalité s'applique à l'acquisition, à la détention puis aux revenus tirés du bien : l'ignorer fausse le calcul de rentabilité dès le départ.
À l'acquisition
Les droits d'enregistrement sont dus lors de la formalisation de l'acte. Ils s'ajoutent au prix négocié et doivent être provisionnés dès le montage du budget, au même titre que les frais de bornage ou d'acte.
Pendant la détention
La taxe foncière est une charge récurrente, assise sur le bien lui-même. Elle court que le bien soit occupé ou non, ce qui pèse particulièrement sur un logement en attente de locataire ou un terrain conservé en réserve.
Sur les revenus locatifs
Les loyers perçus sont imposables et doivent être déclarés. Une partie des charges liées au bien peut venir en déduction : encore faut-il conserver les justificatifs, ce qui suppose une organisation dès la première année.
Le cas de la diaspora
Investir depuis l'étranger ajoute la question de la convention fiscale applicable entre le pays de résidence et le Niger. C'est un point à examiner avec un conseil avant de s'engager, pas après.
Cet article présente les grands principes et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de la fiscalité, seul à même d'apprécier votre situation.